Les supports maritimes

Les pontons

Ils sont généralement constitués de caissons modulaires (C.M.R - Flexifloat - Soilmec).
Ils sont utilisés pour les chantiers nécessitant des transports routiers.

Les différentes formes de caisson permettent de combiner les structures en forme de bateau ou de U, laissant la possibilité de réaliser une "fenêtre de forage".

Des treuils de papillonnage peuvent être brochés sur leurs goussets d'assemblage, voire même pour certains des puits de pieux stabilisateurs.

Ces caissons peuvent être renforcés et accepter des charges importantes (pelles - grues - foreuses, etc.). Pour forer avec ce type de support, les points d'ancrage (points fixes à terre ou ancres de 10 à 12 t) doivent être particulièrement efficaces car les câbles des treuils sont tendus durant toute la complète réalisation d'une fenêtre de forage (environ 20 forages).

Les plates-formes sont :

  •  Stabilisatrices
    Ce sont des pontons équipés de pieux qui permettent de stabiliser la plate-forme en s'appuyant sur le fond.
    Cette configuration permet d'obtenir un support stable même avec un clapot de 30 ou 40 cm. Il existe des plates-formes stabilisatrices avec 1, 2 ou 3 pieux.
    Ces plates-formes sont équipées de 4 treuils de papillonnage. Elles sont parfois automotrices et leurs dimensions sont rarement inférieures à 300 m².
  • Elévatrices
    Ce sont des matériels largement dimensionnés (plus de 600 m²) qui permettent de réaliser des travaux de déroctage importants avec des rendements intéressants. Très souvent, ces matériels travaillent "en postes" parfois même 24h/24.
    Les plates-formes élévatrices se démarquent de la houle et des phénomènes de marnage. Leur positionnement est très largement facilité par les treuils de papillonnage et l'utilisation de DGPS.
  • Le positionnement
    Ces dernières années, le positionnement précis des supports maritimes importants s'est très nettement amélioré avec l'utilisation des systèmes DGPS qui se sont vulgarisés.
    Actuellement, une plate-forme de 800 m² équipée d'une fenêtre de forage de 80 m² peut, en moins de 30 minutes, se placer avec une précision de l'ordre de 5 cm.
    Pour les travaux portuaires ou fluviaux, les appareils de topo classiques sont encore utilisés.
    Le positionnement du support maritime est d'une importance capitale car il conditionne l'efficacité du plan de tir du déroctage.
    En effet, les mailles utilisées sont :
Rarement (contraintes importantes) 1.00 x 1.00     1.00 x 1.50
Couramment 1.50 x 1.50     1.50 x 2.00
Gros déroctages (sans contraintes) 2.00 x 2.00     2.00 x 2.50
2.50 x 2.50
Exceptionnellement 2.50 x 3.00     3.00 x 3.00


On comprend aisément que si la précision du positionnement du support ne peut être réalisée à moins de 10 cm près, le tir de déroctage est voué à l'échec.

La Foreuse

Le support de flèche qu'est la foreuse peut être un standard de type automoteur à chenille pour les déroctages de faible importance (- de 50 000 m³) ou un équipement spécifique pour les chantiers importants.

Dans le cas d'un équipement standard devant évoluer sur une plate-forme ou un ponton de type "bord à quai", il est impératif que le bras qui porte la flèche puisse s'orienter à 90° de l'axe d'avancement des chenilles.

D'autre part, dans cette même configuration, le bras de la foreuse devra pouvoir positionner la flèche en porte-à-faux d'au moins 1,50 m du bord à quai du ponton (poids de la machine important).

Un modèle sans cabine avec les commandes à l'avant ou sur la flèche est préférable aux machines actuellement sur le marché.

Sur les plates-formes élévatrices importantes, la foreuse est remplacée par un chariot de forage se déplaçant sur la fenêtre de forage en tous sens.

Cette configuration permet un rendement nettement supérieur mais spécialise le support maritime.

La Flèche

Cet élément de la foreuse est souvent presque disproportionné par rapport à la flèche d'une foreuse terrestre.

Elle est généralement beaucoup plus haute (pour permettre de passer de hauteurs d'eau de 7 à 10 m voire plus).

Elle comporte en tête de flèche un renvoi de treuil qui permet de sortir en une seule fois sans la démonter la garniture complète de forage.

Le pied de flèche est équipé d'un centreur de Ø correspondant au tubage utilisé.

Ce pied comporte aussi des mors de desserrage des tubages.

Le pied de flèche comporte généralement une nacelle permettant au tigeur d'opérer.

Enfin, ce pied se termine par une double face d'appui permettant de positionner la flèche au bord du ponton ou de la plate-forme et à 1,50 m de celui-ci.

Sur les plates-formes spécialisées, la flèche est coulissante verticalement sur le chariot de forage et prend appui sur le rocher du fond.

Cette technique permet de limiter considérablement les déviations quand la hauteur d'eau est importante et ainsi d'assurer une plus grande précision au plan de tir.

Le Marteau

Le choix du marteau est essentiellement guidé par la valeur du couple de rotation.

En effet, les performances de frappe sont peu importantes compte tenu de la profondeur des forages, mais la limite des possibilités de rotation dans les terrains de couverture importante est très vite atteinte.

Les premiers marteaux utilisés sont à l'évidence ceux du constructeur qui a inventé la méthode OD. Le BBE 57 ou 51 n'est aujourd'hui pratiquement plus utilisé.

La génération des marteaux hydrauliques fait ressortir un ou deux types de matériel pour cette utilisation par l'ensemble des utilisateurs européens. Couple de rotation de l'ordre de 500 m/kg permettant l'utilisation de prétubage de 130 m/m. La fiabilité des marteaux "fond de trou" en petit diamètre permet depuis quelques temps d'utiliser ce matériel en travaux maritimes (Ø forages plus gros, charges unitaires plus importantes quand les contraintes environnementales le permettent).

L'Equipement

Sur les anciens équipements, les constructeurs monopolisaient la distribution en réalisant le joint tournant (ou boîte à eau ou pipe d'injection latérale) monobloc avec le Leyner.

Comme le Leyner était spécifique au marteau, la spécificité de l'équipement était assurée.

Actuellement le joint tournant est standard, le Leyner de sortie de marteau est mâle H 55 (2'') et les allonges sont de type DT 45 (1''3/4) mâles.

Le joint tournant est donc H 55 femelle pour sa fixation sous le marteau et DT 45 femelle pour prendre les allonges.

L'évacuation des cuttings est réalisée à l'eau ou à l'air selon la géologie des terrains rencontrés, parfois même les 2 méthodes sont employées simultanément.

Une pompe de 30 m³/h à 30 bars à moteur thermique ou électrique selon l'équipement de la plate-forme est branchée, après passage vers un robinet marche/arrêt, sur le joint tournant. Le robinet sera monté sur une vanne 3 voies centre en T régulant un échappement constant.

Dans le cas d'un chantier de déroctage avec une plate-forme en flottaison sur un plan d'eau à marnage important, il est nécessaire de prévoir des prétubes de longueur 1 m pour allonger ou diminuer la colonne au fur et à mesure que le niveau baisse ou monte. La verticalité de la colonne de prétubage est vérifiée à chaque position de forage.

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